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UNE HISTOIRE RICHE :
Au commencement était un oppidum gaulois appelé Genabum, place forte prospère des Carnutes. Devenue Aurelianis, la ville repousse en 451, grâce à son évêque Aignan, l’invasion des Huns commandée par Attila.
C’est en la cathédrale d’Orléans, fief de la famille capétienne, qu’eut lieu, en 987, le double sacre d’Hugues Capet et de son fils Robert le Pieux. Les monastères et leurs écoles se multiplient.
Très vite, Orléans devient un centre d’enseignement reconnu, en particulier pour le droit romain puis le droit civil. En 1305, les écoles d’Orléans accèdent au statut d’université. Parmi ses étudiants célèbres, Saint-Yves, Budé, Calvin et Pothier…
A partir de 1344, le duché d’Orléans devient traditionnellement propriété du deuxième fils du roi. Les armoiries de la ville témoignent de cette fidélité à la royauté.
L’époque troublée de la guerre de Cent Ans n’épargne pas Orléans. Les pays de la Loire, et le duché d’Orléans en particulier, étaient acquis aux partisans du futur Charles VII. En 1426, Pithiviers fut prise par les Anglais mais délivrée l’année suivante. En 1427, les Anglais échouèrent devant Montargis. Ils portèrent alors leur effort sur Orléans qu’ils encerclèrent progressivement en 1428 et dont ils commencèrent le siège le 12 octobre. Après plusieurs mois de siège, la venue de Jeanne d’Arc ranima le courage des Orléanais qui repoussèrent les assaillants du 4 au 8 mai 1429. Les places fortes ligériennes d’amont et d’aval (Jargeau, Meung-sur-Loire, Beaugency) furent reconquises dans les mois suivants.
Au XVe et XVIe siècles, la ville est l’une des plus belles de France. Eglises et hôtels particuliers s’y multiplient. Les guerres de religion troublent fortement cette prospérité. Condé fait d’Orléans la capitale de l’insurrection. La ville subit un siège dévastateur, ses remparts sont démantelés.
Avec la révocation de l’Edit de Nantes (1685), elle perd ses derniers protestants. La fonction commerciale d’Orléans grandit grâce au trafic sur la Loire - que favorisa la construction de digues et de levées - et sur les canaux de Briare (1604-1638), d’Orléans (1676-1692) et du Loing (1719-1724). Au XVIIIe siècle, la construction de grandes routes et de ponts (Orléans, 1746-1763) compléta cette infrastructure. Depuis la première raffinerie de sucre implantée à Orléans en 1653, cette industrie ne cessa de prospérer grâce aux relations avec Nantes et au-delà avec les Antilles, grâce également au marché parisien. La fortune locale repose à cette époque sur le traitement et le commerce des sucres coloniaux, la fabrication du vinaigre et le travail des étoffes. C’est alors que la ville prend la forme qu’on lui connaît encore.
Plus que la Révolution, c’est l’arrivée du chemin de fer et la perte des colonies sucrières qui, pendant un temps, bouleversent l’économie de la ville. La guerre de 1870 n’épargne par Orléans qui subit l’occupation prussienne.
Celle de 1914 la touche au travers de ses enfants. La deuxième guerre mondiale la frappe de plein fouet. Les destructions sont nombreuses. Dans les années qui suivent sa libération par les troupes du Général Patton, Orléans s’engage dans une vaste opération de reconstruction.
Après la guerre, Orléans en devenant chef-lieu de la région Centre acquit un « rôle officiel et administratif », par la présence de la préfecture de région, du rectorat, de la Cour d’appel (depuis l’an VIII), des directions régionales des divers ministères. L’Université, installée à La Source fut recréée après 1968. Le département du Loiret compte actuellement 3 arrondissements, ceux d’Orléans, de Pithiviers et de Montargis, 41 cantons et 334 communes, pour une population de 618 126 habitants (recensement de 1999).
La proximité de la capitale a favorisé de nouvelles implantations industrielles : à côté des industries traditionnelles (vinaigreries à Orléans, faïencerie de Gien), des établissements nouveaux apparaissent à Orléans et Montargis. La Sologne demeure le domaine des bois et des grandes réserves de chasse. La Beauce et le Gâtinais restent essentiellement des régions de monoculture céréalière. La région orléanaise et le Val de Loire offrent un aspect plus diversifié avec leurs petites exploitations consacrées surtout aux cultures maraîchères et fruitières sur lesquelles empiète depuis une vingtaine d’années une urbanisation diffuse.
Dans les années soixante, la ville est marquée par une expansion démographique et la décentralisation industrielle, et par la création du quartier de la Source.
Aujourd’hui, fidèle à son passé, Orléans s’emploie à développer économie, culture et enseignement, avec le souci de préserver la qualité de vie qui depuis toujours la caractérise.
UNE ECONOMIE DYNAMIQUE :
Le tissu industriel assez riche dans les domaines de la métallurgie, de la pharmacie, de la cosmétologie et de l’électronique repose sur l’implantation de grandes entreprises, voire de multinationales. L’activité y est de ce fait très dépendante du contexte international. Les groupes américains, notamment John Deere, Otis, Parke Davis emploient 12% des effectifs industriels appartenant à un groupe.
Avec un PIB par habitant de 24 288 euros, le Loiret est le département le plus riche de la région (PIB régional : 22 192 euros par habitant, source INSEE 2002). Il occupait le 7ème rang des départements français.
En janvier 2004, le parc des entreprises comprenait 23 875 entreprises du champ Industrie, Commerce, Services marchands employant un peu plus de 168 000 salariés.
Le secteur de l’industrie emploie près d’un quart des salariés. Les plus importants établissements industriels sont Hutchinson à Châlette sur Loing (1 700 salariés), les Parfums Christian Dior à Saint Jean de Braye (1 400 salariés) et EDF Centrale Nucléaire de Dampierre, Masterfoods (1 000 salariés).
Avec un tissu industriel constitué au 1er janvier 2003 de 608 établissements employant plus de 7360 salariés (source INSEE), le secteur de l’agro-alimentaire du Loiret représentait 13% de l’emploi salarié industriel.
Les traditions de sucreries et de malteries du département ont attiré de nombreuses entreprises de transformation, des PME aux grands groupes : Masterfoods, Antartic, Cargill Foods, Brossard France, Jacquet Céréales, Senoble...
Certaines spécialités industrielles constituent les fers de lance de l’activité économique du Loiret, en particulier :
- l’industrie pharmaceutique (3.600 salariés), notamment représentée par les laboratoires Servier, les entreprises Novartis, Pierre Fabre, Pfizer et Sanofi-Avantis, qui place le Loiret au 2ème rang français de la production pharmaceutique ;
- la filière cosmétique (2 500 emplois) avec la présence de Dior, L’Oréal, Shiseido (2 unités), Orlane, Gemey-Soprogem, qui a contribué à faire du Loiret le premier pôle cosmétique de France. Au dynamisme propre de ces deux secteurs qui contribuent à faire du département le leader incontesté de la région Centre en matière de commerce extérieur, s’ajoute l’essor de filières complémentaires, ainsi l’industrie du carton et celui de la logistique, qui ont respectivement généré 500 emplois ;
- l’industrie des composants électriques et électroniques : 56 établissements employant plus de 2 400 salariés, représentée en particulier par A2E Electronique, Hitachi, Alcatel, Bree Ciretec ;
- l’imprimerie, activité traditionnelle qui offre plus de 3.000 emplois au département. Dans ce domaine, le Loiret contribue à la bonne position de la région Centre, 2ème région de France pour l’industrie graphique, grâce à un réseau d’industries (Reliure Brun, Maury...), dont les plus dynamiques sont entrées dans l’ère de l’impression numérique.
qui font du département le leader régional incontesté en matière de commerce extérieur.
Le secteur tertiaire est bien représenté dans le département du Loiret, 70% des emplois totaux relevant de ce secteur. Il est particulièrement présent dans l’agglomération orléanaise, Orléans se positionnant comme une technopole qui s’appuie sur la recherche publique et sur la recherche privée.
Le Loiret contribue pour une part importante à la position de la région Centre en matière de recherche, qui se situe au 9ème rang des régions françaises, en ce qui concerne les emplois, 11 500 personnes menant une activité de recherche ou de soutien à la recherche, dont 6 700 dans la recherche privée et 4 800 dans la recherche publique et au 8ème rang pour ce qui concerne le budget, d’un montant total de 865 M€, soit 1,6% du PIB régional (moyenne nationale 2,2%). Au total, dans le Loiret le secteur de la recherche et de l’innovation mobilise 4 000 personnes.
Dans le Loiret, la recherche publique c’est :
- une université généraliste,
- une école polytechnique,
- un IUT et une filière informatique complète,
- cinq centres de recherche : le CNRS (plus de 600 chercheurs et personnels de recherche), le BRGM (850 emplois), un site de l’INRA, l’ORSTOM et l’IFEN.
La très forte structuration de la recherche universitaire, qui s’est accompagnée d’une grande synergie avec les différents établissements publics de recherche, a donné une dynamique qui a favorisé l’émergence de pôles de compétences de visibilité internationale, en particulier dans les domaines :
- des matériaux,
- de l’énergétique,
- des sciences de la terre,
- de la physique et de la chimie de l’environnement...
La recherche privée s’effectue principalement dans les grandes entreprises des domaines économiquement les plus dynamiques, notamment dans ceux de la pharmacie (ex. Laboratoires Servier), de la cosmétique (Dior)...
Le développement récent des centres d’appels (25) a donné lieu à la création de 2 000 emplois.
L’agglomération orléanaise est très bien positionnée sur ce marché, du fait de sa position géographique et de ses infrastructures de communication.
De nombreuses compagnies de transport international se sont installées dans le Loiret (Danzas, Mory-TNTE, Prost et Central Trailer Rentco...). Par ailleurs, de nombreuses entreprises assurent leur propre logistique à partir du Loiret (Dior, ALM, Maury, Flammarion...).
UNE DEMOGRAPHIE EN PROGRESSION :
Département le plus peuplé de la région Centre, le Loiret a une population de 617 176 habitants (recensement 1999). Entre 1990 et 1999, sa population a connu une des progressions démographiques les plus fortes de France (+ 5,9%) qui a essentiellement bénéficié au bassin d’emploi d’Orléans. Essentiellement urbaine (72%), la population du département est répartie à raison de 43% à Orléans et dans son agglomération.
En outre, le recensement de 1999 a mis en évidence :
- l’attractivité du Loiret à presque tous les âges,
- une population légèrement plus jeune que la population française : les moins de 20 ans représentant 25,95% de la population départementale contre 25,26% de la population nationale (estimations au 1er janvier 2002).
UN PAYSAGE ET UNE ECONOMIE FACONNES PAR LA PRESENCE DE LA LOIRE :
La présence du dernier fleuve sauvage d’Europe, pour façonner paysage et économie, constitue l’une des caractéristiques les plus marquantes du département. Cet espace regroupe une mosaïque de paysages, régions naturelles aussi diverses que le Val de Loire, la forêt d’Orléans, première forêt domaniale de France avec une superficie de 34.000 ha, la Sologne, et les grandes plaines agricoles de la Beauce au nord-ouest, le Gâtinais au nord-est et le Berry au sud-est.
Le Loiret présente une variété et une richesse faunistique et floristique remarquable. La Loire, dont la majeure partie du Val dans le Loiret, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, au titre des paysages culturels ; la Sologne ou la Forêt d’Orléans contribuent à l’attractivité économique et touristique du département.
Des outils de protection du patrimoine ont été mis en place (Natura 2000 pour les sites remarquables). Cependant, la pression sur le foncier, les risques de déprise agricole, les risques de mitage de l’espace, notamment sur l’axe ligérien, sont autant de menaces pour la biodiversité.
En outre, la composante agricole qui marque l’ensemble du territoire s’accompagne de la question de la gestion quantitative (importants prélèvements d’eau pour l’irrigation) et qualitative (pollution en nitrates de la nappe phréatique en Beauce).

